Réhabilitation acoustique des halls d'immeubles

Réhabilitation acoustique des halls d'immeubles

Les obligations en matière de réhabilitation thermique des bâtiments poussent de nombreux bailleurs à entreprendre des travaux de réhabilitation plus importants afin d'améliorer le confort de leurs usagers ou clients. Ces travaux, qui ne se limitent pas seulement au traitement thermo-acoustique des façades (isolation thermique par l’extérieur, changement des fenêtres, mise en œuvre d’une ventilation simple flux), s'étendent également à la réhabilitation des halls et des parties communes. Dans ce contexte, intégrer le confort acoustique représente une opportunité pour améliorer l’habitabilité des logements collectifs construits avant les années 2000.

L'Importance d'un Diagnostic Acoustique

Avant de commencer tout projet de réhabilitation acoustique des halls et des parties communes, il est essentiel de réaliser un diagnostic acoustique. Compte tenu du caractère limité des travaux à l’intérieur des immeubles, ce diagnostic peut se concentrer sur l’évaluation des isolements acoustiques aux bruits aériens et solidiens entre les halls, les circulations, et les logements, ainsi que sur le temps de réverbération dans les espaces communs. Ce diagnostic s’appuiera sur les standards les plus récents, tels que la norme de mesurage NF EN ISO 10052, qui s’applique à tout type d’ouvrage.

Les résultats du diagnostic acoustique peuvent être comparés aux exigences minimales en vigueur à la date de construction de l’ouvrage afin de s'assurer que les travaux de réhabilitation n'altèrent pas l’état acoustique existant. Toutefois, dans une démarche d’amélioration du confort acoustique, il peut être pertinent de viser des exigences plus ambitieuses, similaires aux normes d’isolement phonique (bruits aériens et solidiens) applicables aux logements neufs ou aux critères HQE (Haute Qualité Environnementale).

Améliorer le Confort Acoustique des Halls et Circulations

Dans la plupart des cas, l'amélioration du confort acoustique des halls et des circulations communes dans les bâtiments collectifs passe par la limitation des transferts de bruits solidiens, notamment en remplaçant les revêtements de sol. Pour limiter les coûts, il est recommandé d’utiliser des sols souples avec sous-couche en caoutchouc. Concernant les marches d’escalier, si celles-ci sont désolidarisées des murs périphériques, il ne sera pas nécessaire, même avec un sol dur, de prévoir un traitement acoustique supplémentaire. Dans le cas contraire, un revêtement en PVC capable d’améliorer l’isolation aux bruits de chocs de 25 dB pourra être mis en œuvre sur les marches.

Pour traiter la réverbération dans les parties communes, la mise en place de surfaces absorbantes au plafond est recommandée. Cependant, l'installation de revêtements muraux absorbants est à éviter en raison du risque de dégradation et des difficultés de nettoyage qu'ils peuvent entraîner.

Enfin, pour améliorer l’isolation acoustique aux bruits aériens entre les halls, les circulations communes, et les logements, il sera judicieux d'envisager le remplacement des portes palières. Les nouvelles portes devraient intégrer des joints sur les quatre côtés ainsi qu’un seuil à la suisse, afin de limiter les transferts de bruit entre les circulations et les logements.

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À PROPOS D'ACOUCIBE
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Acoucibe est un cabinet d'expertise spécialisé en acoustique architecturale et environnementale. Fondé en 2015, Acoucibe apporte une compétence technique et scientifique dans la conception et la réalisation de projets où l'acoustique revêt un intérêt notable. Face aux enjeux et décisions, Acoucibe oriente les choix techniques de ses clients en leur permettant d'optimiser les coûts de conception dans le respect d'un haut niveau de confort acoustique.

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