Le choix acoustique des terminaux CVC

Le choix acoustique des terminaux CVC

La qualité de l'air au sein des bâtiments est assurée par l'usage de CTA ou de VMC. Que ces équipements soient en simple et doubles flux, ils requirent des traitements acoustiques sur les réseaux aérauliques afin de limiter le transfert des bruits de fond au sein des locaux de réception.
Le point clé de tout traitement réside, en partie, dans le choix des terminaux. Si ces terminaux n'isolent généralement pas des bruits en amont, issus de la CTA ou VMC, un mauvais choix peut avoir de lourdes conséquences en matière de bruit fond.

Les régénérations acoustiques liées au vitesses d'air

Dans le domaine de l'aéraulique, la vitesse d'air est fonction du débit et du diamètre de la gaine (ou du terminal CVC). La vitesse d'air, à son passage au travers du terminal CVC, va générer un sifflement à hautes fréquences. Cette régénération au passage de l'air va créer un inconfort acoustique au sein des locaux de réception (logements ou bâtiments tertiaires). Afin de remédier à cette situation, il convient de sélectionner rigoureusement les terminaux en fonction des vitesses d'air ou des débits/diamètres des gaines. Sans entrer dans le détail technique des calculs, il peut convenir de sélectionner la bouche suivant le critère NR visé en fonction du débit ou de la vitesse de passage de l'air dans la gaine. Pour chaque destination, le CCT ou la notice acoustique vont exiger un critère NR par type de bouche/local. Associé à la vitesse de passage de l'air, ce critère technique garantit l'absence de régénérations acoustique au passage de l'air, via les bouches ou terminaux CVC.

Limiter les interphonies et bruits parasites entre locaux

Le choix d'un terminal CVC n'est pas exclusivement piloté par les seules régénérations aérauliques au passage de l'air. Un autre critère, primordial, est celui de la capacité des bouches et terminaux CVC à isoler des bruits parasites.  Les réseaux aérauliques sont généralement interconnectés entre eux. Cela assure la correcte répartition des flux d'air en aspiration et soufflage. Toutefois, cette inter-connectivité est parfois source de transmission de bruits parasites. Tout comme un défaut d'isolement entre deux pièces, les bruits parasites vont se propager par les points faibles. Les réseaux aérauliques sont un point faible qu'il convient de traiter par le choix de bouches CVC capables d'isoler et de limiter les transferts de sons entre locaux. C'est pourquoi le CCT du lot fluide ou la notice acoustique, spécifieront généralement des valeurs Dn,e,w + C, en dB, pour les terminaux CVC. Ces valeurs garantiront ou minimiseront les risques de transmission des bruits parasites au travers des gaines CVC.

Isoler les bruits issus de la CTA ou la VMC

Malheureusement, les bouches et terminaux CVC sont de très mauvais isolants des bruits aérauliques en amonts (issus des ventilateurs de la CTA ou de la VMC collective). Minimiser les transferts de bruits des équipements amonts sera généralement réalisé par le choix de flux minimisant les puissances acoustiques, au sein des réseaux, ou par l'ajout de silencieux. Si les niveaux sonores restent trop important, il conviendra de sélectionner plusieurs types de silencieux, sous forme d'un jeux de silencieux primaires et secondaires.

Mais attention, le choix des silencieux doit également être dicté par les régénérations acoustiques au passage de l'air. Un silencieux peut parfois produire plus de bruits qu'il n'en isole, notamment lorsque les débits et vitesses de passage de l'air sont trop importantes (supérieures à 5 m/s). 
 

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Acoucibe est un cabinet d'expertise spécialisé en acoustique architecturale et environnementale. Fondé en 2015, Acoucibe apporte une compétence technique et scientifique dans la conception et la réalisation de projets où l'acoustique revêt un intérêt notable. Face aux enjeux et décisions, Acoucibe oriente les choix techniques de ses clients en leur permettant d'optimiser les coûts de conception dans le respect d'un haut niveau de confort acoustique.

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