Acoustique et conditions météorologiques

En acoustique environnementale, lors de la mesure des niveaux de bruit ambiants ou résiduels, il convient de prendre en compte l'ensemble des sources sonores naturelles de l'environnement présent. Toutefois, les sources de bruit naturelles (trafic routier, ferroviaire, etc.) ne doivent pas être confondues par des perturbations de la mesure et en particulier par les celles issues des conditions météorologiques.  A ce titre le standard NF S 31-010, applicables à  l'évaluation des nuisances sonores dans l'environnement, impose une attention particulière sur la prise en compte de l'influence des conditions météorologiques sur la mesure. 

Actions des conditions météorologiques sur le microphone 

Les conditions météorologiques peuvent influer sur les résultats mesurages environnementaux de deux manières : Par perturbation du mesurage et par effet des conditions de propagation du champ sonore. 

Dans le premier cas (perturbation du mesurage), il s'agit généralement des actions de la météorologie sur le microphone. Ainsi, il est impossible d'effectuer des mesures acoustiques environnementales quand la vitesse du vent est supérieures à 5 m/s, ou encore lorsqu'il pleut. A la fois le vent et la pluie, sur la membranes microphonique, fausseront les résultats de mesurages.  

Influence des conditions de propagation du champ sonore 

Lorsque les sources de bruit sont éloignées, le niveau de pression acoustique mesuré est fonction des conditions de propagation liées à la météorologie. Cette influence est d'autant plus importante que l'on s'éloigne de la source. C'est pourquoi les conditions météorologiques doivent être relevées heure par heure, pendant toute la durée de l'intervalle de mesurage et figurer sur le rapport de mesurage acoustique in situ. 

Il est possible de définir, de manière qualitative, à l'aide du standard NF S 31-010, suivant la température, l'humidité, la force et l'orientation des vents (par rapport à la source) différents états météorologiques qui peuvent conduire soit à une atténuation très forte du niveau sonore, soit à un renforcement moyen du niveau sonore ou tout simplement à des effets météorologiques nuls ou négligeables. 

Par exemple, un vent moyen à faible (1 m/s à 3 m/s) contraire conduiront systématiquement à une atténuation forte à très forte du niveau sonore. A contrario, un vent fort, portant, conduira à un renforcement faible à moyen du niveau sonore. Enfin, un vent nul ou quelconque de travers, associé à sol non humide, permettra de se placer dans des conditions météorologiques neutres. 

Dans tous les cas de figure, il convient de systématiquement s'assurer de la stabilité des conditions météorologiques dans un soucis de reproductibilité des essais à la fois pour l'évaluation du niveau de bruit ambiant et résiduel. En effet, il bien souvent nécessaire, dans la plus part des cas, d'évaluer à des jours et des périodes différentes les niveaux de bruit résiduels et ambiants. 

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