La mesure acoustique des bruits d'impacts dans les bâtiments

Il est très courant pour les opérations de constructions neuves ou les rénovations d’évaluer les niveaux de bruits de choc standardisés (autrement dit les bruits d’impact du bâtiment). L’objectif, pour la maîtrise d’ouvrage ou la maîtrise d’œuvre, est d'attester du correct isolement du bâtiment vis à vis des bruits solidiens. Quelques explications sur la méthode ainsi que sur la manière de lire les résultats associés.

La mesure acoustique des niveaux de bruits de choc

La mesure des niveaux de bruits de choc pour les bâtiments est effectuée, dans la majorité des cas, suivant le standard NF EN ISO 10052. Cette norme fait référence à la méthode dite de contrôle.

La mesure des niveaux de bruits de choc est effectuée en plaçant une machine à choc standardisée (conforme à la norme NF EN ISO 140-7) dans la diagonale proche du centre du plancher à évaluer, au sein du local d'émission. Le local d'émission peut être superposé ou contigu (local adjacent au local d’émission). Dans le cas de sols anisotropes, deux autres positions aléatoires de machine à choc sont également utilisées.

La mesure des niveaux de bruits (pressions acoustique) est  simultanément effectuée dans le local de réception, à l'aide d'un sonomètre intégrateur. Afin de calculer le niveau de bruit de choc standardisé, il est en outre nécessaire de procéder à l'évaluation des temps de réverbération dans le local de réception.

Les mesures de niveaux de bruits de choc sont effectuées par bandes d'octave ou de tiers d'octave, respectivement de 100 Hz à 3 150 Hz.

Calcul du niveau de bruit de choc standardisé

A l’issue des mesures acoustiques in situ de sols ou planchers, seuls sont disponibles des niveaux de pression acoustique pour plusieurs positions de machine à choc. Le niveau de bruit de choc standardisé (noté L’nT) est calculé d’après la moyenne des niveaux de pressions linéaires mesurés in situ (attention, il ne s'agit pas de la moyenne des niveaux en dB) pondérée par le temps de réverbération du local de réception. Le détail de calcul est disponible dans la norme NF EN ISO 10052.

Enfin, le calcul de l’indice unique (L’nTW) usuellement utilisé pour fixer les isolements aux bruits d’impact dans les bâtiments est effectué d'après le standard NF EN ISO 717-2. L’indice unique vise à donner en une seule valeur chiffrée un niveau de bruit de choc variable en fréquence. Cette méthode exclue les niveaux de bruits à basses fréquences (inférieurs à 100 Hz ), ce qui éloigne la valeur de l’indice L’nTW du niveau de pression acoustique mesuré in situ pour l’excitation du plancher par machine à choc.

Comment interpréter les résultats ?

D'après une étude menée par  Bruxelles Environnement, l'administration de l'environnement et de l'énergie en Région de Bruxelles-Capitale (Belgique), entre 60 % et 70 % des occupants d'un logement sont satisfait par un niveau de bruit de choc standardisé (indice unique L'nT,W) inférieur à 58 dB. Cette même valeur est le seuil réglementaire applicable aux logements collectifs neufs, ainsi qu’aux établissements d’enseignement, de santé et d’hébergement. Un niveau de bruit choc (L’nT,W) supérieur à 65 dB ne sera pas ou très mal toléré  par les usagés d'un logement.

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